Au fil des années, vous pouvez consulter les descriptions et les résultats de chaque projet de recherche financé par la Fondation Vaincre Alzheimer.

Dr Guillaume Dorothée

CRSA, INSERM, CHU Saint-Antoine, Université Paris 6

Etude du rôle complexe du système immunitaire dans l’évolution de la maladie d’Alzheimer (SUBVENTION STANDARD)

Résumé du Projet de Recherche :

La maladie d’Alzheimer (MA) est caractérisée par une perte progressive de la mémoire et des capacités d’apprentissage, et déclenchée par l’accumulation intracérébrale de deux protéines pathologiques (Abeta et Tau). Par ailleurs, la maladie est aussi caractérisée par une réaction inflammatoire dans le cerveau des patients, impliquant différentes cellules du système immunitaire. Parmi celles-ci, des données récentes suggèrent une implication inattendue des lymphocytes T au cours de la maladie. Néanmoins, la nature et le rôle exact des différentes populations de cellules T impliquées au cours des processus pathologiques associés aux différentes protéines responsables de la maladie d’Alzheimer restent très mal définis et soumis à controverse. Alors que des études suggèrent un rôle délétère voire dangereux de lymphocytes T reconnaissant la protéine Abeta, d’autres données suggèrent à l’inverse un rôle bénéfique potentiel de certaines de ces cellules. Nos précédents travaux ont ainsi montré un rôle bénéfique d’une sous-population particulière de cellules T, qui ralentissent la progression des troubles pathologiques déclenchés par Abeta dans un modèle animal. Néanmoins, rien n’est connu sur le rôle de ces cellules T particulières en réponse aux protéines Tau pathologiques. L’échec des précédentes approches d’immunothérapie ciblant exclusivement la protéine Abeta a fortement souligné la nécessité de mieux comprendre le comportement du système immunitaire dans son ensemble vis-à-vis des différentes protéines impliquées dans la maladie. L’objectif de notre projet est ainsi d’étudier l’impact de certaines cellules T particulières sur la progression des troubles associés à la protéine Tau. L’ensemble de ces travaux permettra de mieux comprendre le rôle complexe du système immunitaire dans l’évolution de la maladie, et ouvrir ainsi de nouvelles perspectives dans le développement rapide de stratégies thérapeutiques innovantes de modulation du système immunitaire pour le traitement de la maladie d’Alzheimer.

1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 (2 ans)

100 000 €

Prof. Chiara Zurzolo

Institut Pasteur, CNRS, Paris

Etude des mécanismes responsables de la propagation de la protéine tau d’une cellule à une autre (SUBVENTION STANDARD)

Résumé du Projet de Recherche :

La maladie d’Alzheimer (MA) est un désordre neurodégénératif caractérisé par la formation d’inclusions intracellulaires principalement composées d’agrégats de la protéine tau. Les évidences suggèrent que la progression de la maladie pourrait être dû à la propagation d’agrégats de tau d’une cellule à une autre. Cependant, le mécanisme responsable de cette propagation intercellulaire n’est toujours pas connu. Nous avons montré ultérieurement que des agrégats de protéines associés à d’autres maladies neurodégénératives (prion, alpha-synucléine et huntingtine) peuvent diffuser entre les cellules en utilisant des connections intercellulaires, appelées « tunneling nanotubes » (TNTs). Notre hypothèse est que les TNT peuvent représenter une voie importante pour la diffusion des différentes maladies neurodégénératives dans le cerveau et alors être une cible thérapeutique pour arrêter leur progression.
Dans ce projet, nous allons étudier le (les) mécanisme(s) participants à la diffusion des agrégats de tau dans le cerveau pour découvrir le lien entre la protéine tau et la progression de la maladie d’Alzheimer. La caractérisation du (des) mécanisme(s) de diffusion de tau pourrait ouvrir la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de la maladie d’Alzheimer.

1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 (2 ans)

100 000 €

Dr Hélène Marie

IPMC, CNRS, Université de Nice Sophia Antipolis, Valbonne

Utilisation de nouveaux composés chimiques pour prévenir la perte de fonction des synapses (SUBVENTION STANDARD)

Résumé du Projet de Recherche :

Plusieurs études montrent que des peptides (parties de protéines) nommés Amyloid-beta et A-eta, dérivés de la protéine mère ‘Amyloid Precursor Protein’ (APP), sont toxiques pour les synapses, unités de transmission d’information des neurones. Cette toxicité semble être à la base du déclin cognitif observé chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Il n’y a, pour l’instant pas, de composé chimique permettant de bloquer de façon spécifique l’action de ces peptides sur les synapses. Dans ce projet, nous allons travailler à la validation en phase pré-clinique de nouveaux composés chimiques qui bloquent de façon spécifique l’action de ces peptides sur les synapses. L’utilisation de ces composés en recherche fondamentale permettra de mieux comprendre l’importance de ces peptides dans le corps sain. Nous pourrons aussi étudier leurs avantages comme outils thérapeutiques dans les modèles animaux de la maladie. Cette approche innovante pourrait au long terme permettre d’utiliser ces nouveaux composés pour enrayer la perte de synapses et le déclin cognitif associé chez le patient.

1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 (2 ans)

100 000 €

Dr Uwe Maskos

Institut Pasteur, CNRS, Université Paris 6

Le récepteur nicotinique comme cible thérapeutique dans la maladie d’Alzheimer (SUBVENTION STANDARD)

Résumé du Projet de Recherche :

Ce projet a pour but d’analyser des modèles animaux de la maladie d’Alzheimer d’un point de vue tout à fait nouvelle. La maladie d’Alzheimer sera la maladie humaine la plus coûteuse en ce siècle. On testera l’hypothèse que le récepteur nicotinique a un rôle-clé dans l’étiopathologie de la maladie, et que des médicaments ciblant le récepteur nicotinique pourraient être utilisés comme traitement potentiel. La recherche sur ce récepteur a débuté dans les années 60 à l’Institut Pasteur avec son isolement par Jean-Pierre Changeux. Plus récemment, l’utilisation des vecteurs lentiviraux a permis une analyse approfondie in vivo. Une analyse approfondies des modèles animaux par imagerie avancée dite de « deux-photons » a été développée. On présente une approche intégrée pour l’étude des mécanismes fondamentaux de la maladie, et nous proposons une nouvelle piste de médication.

1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 (2 ans)

100 000 €

Dr Claire Meissirel

CRNL, Inserm, CNRS, University Lyon 1

Le VEGF, une cible prometteuse pour lutter contre le déclin des facultés mentales dans la maladie d’Alzheimer (SUBVENTION STANDARD)

Résumé du Projet de Recherche :

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative liée à l’âge qui se traduit par une perte progressive des capacités cognitives. Aucun traitement ne change sa progression et il est important de connaître les mécanismes à l’origine des dysfonctionnements précoces. Initialement, des formes toxiques du peptide β amyloïde (Aβ) altèrent l’organisation et la fonction des synapses, zone de communication entre neurones. Des travaux récents montrent qu’un facteur de croissance vasculaire – le VEGF – favorise la plasticité des synapses et améliore les capacités mnésiques de modèles animaux, via son récepteur VEGFR2 situé sur les neurones. Enfin, la localisation du VEGF semble perturbée dans le cerveau postmortem de patients atteints de la maladie, car il serait piégé par l’Aβ dans les plaques séniles où il s’accumule. Cette séquestration du VEGF pourrait limiter son action bénéfique sur les synapses. Ces données font du VEGF un candidat majeur pour assurer la protection des synapses contre les effets toxiques de l’Aβ au cours de la maladie.

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact du VEGF sur la résistance des neurones aux effets toxiques de l’Aβ sur les synapses et sur le déficit cognitif chez un modèle animal de la maladie. Le projet visera à :
1. Etudier l’effet du VEGF sur les altérations de la morphologie et de la fonction des synapses induites par l’Aβ dans des modèles expérimentaux de la maladie.
2. Analyser la localisation du VEGF et de son récepteur VEGFR2 dans des cerveaux post-mortem de patients et de souris modèles de la maladie.
3. Identifier les sites de liaison entre l’Aβ et le VEGF, et étudier les conséquences d’un blocage de cette association sur la communication de l’information entre neurones et sur les performances de la mémoire.

1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 (2 ans)

100 000 €

Dr Maria Magiera

Institut Curie, CNRS, Université Paris Sud, Orsay

Rôle du code des microtubules, un potentiel nouveau mécanisme à l’origine de la maladie d’Alzheimer (SUBVENTION PILOTE)

Résumé du Projet de Recherche :

La maladie d’Alzheimer est la maladie neurodegenerative la plus fréquente aujourd’hui en France, avec 900 000 personnes concernées en 2015 et plus de 35 millions dans le monde. Cette maladie provoque une perte progressive de neurones, les cellules du cerveau, ce qui mène à des pertes de mémoire, de capacités d’orientation dans le temps et dans l’espace, de la reconnaissance d’objets et de personnes, d’utilisation de langage et de raisonnement.
La recherche sur les causes de la maladie d’Alzheimer a permis de comprendre plusieurs aspects du développement de la maladie, sans pour autant pouvoir traiter ni prévenir sa progression. Nous proposons d’enquêter sur un nouveau mécanisme qui serait à l’origine de la maladie d’Alzheimer : le code de microtubules.
Les microtubules font partie du squelette des neurones où elles servent « d’autoroutes » cellulaires, sur lesquels sont transportés les cargos nécessaires à différents endroits de cellules. Le code des microtubules modifie ces « autoroutes », un peu comme le transport autoroutier est affecté par la présence de neige sur la route. Dans les stades précoces de la maladie d’Alzheimer, le transport neuronal est en effet perturbé. Nous voulons maintenant explorer si le code des microtubules est à l’origine de ces perturbations.
Nous proposons d’analyser l’état du code microtubule par différentes méthodes dans les échantillons de patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Nous allons ensuite nous intéresser aux niveaux d’enzymes responsables de l’écriture de ce code dans ces tissus. Pour interroger si le transport neuronal peut être perturbé par les altérations du code microtubule observées chez les patients, nous allons mesurer ses paramètres dans les neurones de souris en culture.
Les résultats de cette étude vont peut-être dévoiler un nouveau mécanisme à l’origine de la maladie d’Alzheimer. Cela permettra de développer des outils de diagnostique et, à terme, de nouvelles approches thérapeutiques.

1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 (2 ans)

40 000 €

Dr Valérie Vingtdeux

JPArc, Inserm, Université Lille 2, CHU Lille

Etudier les acteurs responsables du dysfonctionnement du métabolisme énergétique (SUBVENTION PILOTE)

Résumé du Projet de Recherche :

La régulation du métabolisme énergétique neuronal est essentielle pour maintenir le bon fonctionnement cérébral. Bien que cette régulation soit défectueuse dans les stades précoces de la maladie d’Alzheimer, les mécanismes mis en jeu demeurent méconnus. Récemment, nous avons montré que l’AMPK, une protéine clé impliquée dans la régulation du métabolisme énergétique cellulaire, était suractivée dans les neurones en dégénérescence dans le cerveau de patients atteints de la maladie d’Alzheimer. L’objectif de notre projet est de démontrer que la suractivation de l’AMPK pourrait être à l’origine de ces dysfonctionnements métaboliques et conduirait ainsi au dysfonctionnement cérébral. A plus long terme, ce projet pourra permettra d’ouvrir vers de nouvelles approches de prévention voir de perspectives thérapeutiques originales pour lutter contre la maladie d’Alzheimer.

1er janvier 2017 au 31 décembre 2018 (2 ans)

40 000 €