Cinq facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer

5 facteurs de risques

Etat des lieux sur les facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer

Afin de savoir quel type de prévention mettre en place, il est essentiel de connaître les principaux facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer.

Les facteurs de risque génétiques

Il faut distinguer deux éléments dans le lien entre génétique et Alzheimer.

D’un côté, il existe des mutations génétiques très rares. Elles sont responsables des formes familiales qui se transmettent de générations en générations. Cette mutation représente moins de 1% des cas de maladie d’Alzheimer.

D’un autre côté (dans les 99% de cas restant), des facteurs de risque de prédisposition génétique peuvent intervenir. C’est-à-dire des gènes qui favorisent l’apparition de la maladie. Pour autant, ces derniers n’en garantissent pas la survenue.

Le plus connu de ces gènes est le gène ApoE. Il peut être trouvé sous plusieurs formes (E2, E3 ou E4). Ainsi, une personne porteuse de la forme ApoE4/E4 a plus de risque de développer une maladie d’Alzheimer. Les scientifiques ont montré qu’un homme de 85 ans porteur de la forme ApoE4/E4 a 52% de risque de survenue d’une maladie d’Alzheimer. Une femme du même âge a 66% de risque de la développer. Il est estimé que le facteur génétique E4/E4 représente 2% de la population générale. Mais attention ! Cela reste un facteur de risque !

NB : Actuellement, on ne procède pas au dépistage de ce facteur de risque dans la population générale car il n’existe pas encore de traitement.

En France, de grandes études d’analyse génétique ont été menées. Le Dr. Jean-Charles LAMBERT, financé à 2 reprises par la Fondation Vaincre Alzheimer en 2006 et 2009, a mené certaines de ces études. Ces recherches ont permis d’identifier de nouveaux facteurs de risque génétiques.

Il a été évalué qu’à la naissance, toute personne a une susceptibilité génétique qui augmenterait ou diminuerait le risque de développer une maladie d’Alzheimer. Il s’agit d’un fait difficile à changer… Néanmoins, la maladie d’Alzheimer étant multifactorielle, une prévention des autres facteurs de risque tout au long de sa vie prend toute sa signification pour retarder son apparition !

Les facteurs de risque vasculaires

L’hypertension artérielle, le cholestérol, le diabète, le tabac, la sédentarité… les facteurs de risque vasculaires sont nombreux… et ils sont tous modifiables !

Le diabète, par exemple, n’est pas toujours bien pris en charge. Pourtant, il augmente de 2 fois le risque du déclin cognitif. Le tabac, quant à lui, augmente de 1,8 fois le risque d’avoir une maladie d’Alzheimer. Il est donc aisément imaginable qu’en agissant sur chacun de ces facteurs, il soit possible de diminuer considérablement le risque de survenue d’une maladie d’Alzheimer.

La mauvaise alimentation

La nutrition est un sujet très débattu. Néanmoins, sur la base de données épidémiologiques, il semble que la nutrition de type régime méditerranéen et une alimentation riche en acide gras oméga-3 ont un effet bénéfique pour prévenir la maladie d’Alzheimer. En 2010, grâce au financement de la Fondation Vaincre Alzheimer, le projet du Dr. Cécilia SAMIERI a montré que la supplémentation en EPA (un oméga-3 particulier) était associée à une atrophie moins importante de l’amygale (région du cerveau) chez les sujets âgés. Cela montre bien un effet physique bénéfique sur le cerveau.

La mauvaise qualité du sommeil

Les chercheurs continuent d’étudier ce facteur de risque. En effet, le sommeil est important car il permet au cerveau d’être nettoyé des protéines toxiques formées durant la phase d’éveil (par le système « glymphatique »). Le fait d’avoir une mauvaise qualité du sommeil pourrait altérer ces processus de nettoyage. Et donc contribuer à l’accumulation des lésions cérébrales de la maladie d’Alzheimer. Le Dr. Géraldine RAUCHS, financée par la Fondation Vaincre Alzheimer en 2013, a mis en évidence que des difficultés d’endormissement sont liées à la formation des plaques amyloïdes dans le cerveau. Heureusement, il est possible d’agir sur la qualité du sommeil ! Non pas avec des médicaments mais avec d’autres méthodes comme l’exposition à la lumière, l’activité physique, la méditation, la cohérence cardiaque etc…

L’isolement social

L’isolement social est un facteur de risque de démence. Des isolements sensoriels, tels que les troubles de la vue et les troubles auditifs, peuvent également l’aggraver. C’est pourquoi il est important de corriger au mieux la perte de la vision et la perte auditive quand cela est possible.

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