Huit idées reçues sur la maladie d’Alzheimer

Idées reçues sur Alzheimer

Contre les idées reçues, une seule solution : l’information

Nombreuses sont les idées reçues sur la maladie d’Alzheimer. Face à l’incompréhension de la société sur la maladie, grand nombre de personnes perpétuent des mythes liés à Alzheimer renforçant ainsi les préjugés et la stigmatisation des personnes malades. La Fondation Vaincre Alzheimer vous éclaire sur les a priori partagés par beaucoup de Français.

1e idée reçue : La maladie d’Alzheimer est due au vieillissement

La maladie d’Alzheimer touche principalement des personnes âgées de plus de 65 ans. Pour autant, elle n’est pas une étape normale du vieillissement. En effet, bien que l’âge soit le principal facteur de risque de la maladie, on peut vieillir sans développer Alzheimer. Par ailleurs, la maladie peut débuter avant même d’atteindre 65 ans. Il s’agit de cas d’Alzheimer précoce. Entrainant une détérioration progressive des cellules nerveuses, la maladie d’Alzheimer est due à une accumulation de protéines anormales dans le cerveau : protéine bêta-amyloïde et tau. Ces accumulations forment les 2 lésions cérébrales de la maladie, appelées plaques amyloïdes et dégénérescences neurofibrillaires.

2e idée reçue : Les médicaments contre la maladie d’Alzheimer sont inefficaces et dangereux

Bien qu’aucun traitement curatif n’existe, des traitements médicamenteux permettant de traiter certains symptômes de la maladie d’Alzheimer ont été développés.

Aujourd’hui, 4 médicaments existent sur le marché : Aricept®, Reminyl®, Exelon® et Ebixa®. Ils traitent uniquement les symptômes, c’est-à-dire les troubles de la mémoire, et n’empêchent pas la progression de la maladie. Ces traitements sont efficaces. Bon nombre d’études scientifiques ont montré que lorsque les patients arrêtent leur traitement, leurs fonctions cognitives déclinent plus rapidement et rejoignent celles des patients qui n’ont jamais été traités.

De plus, ces médicaments ne sont pas dangereux s’ils sont administrés correctement. Bien entendu, ils peuvent être à l’origine d’effets indésirables comme des troubles de la digestion, au même titre que n’importe quel autre traitement médicamenteux. Les troubles psycho-comportementaux qui peuvent apparaître (apathie, dépression, anxiété…) ne sont pas liés à la prise de médicaments, mais bien à l’évolution de la maladie. Il y a des traitements médicamenteux qui existent pour traiter ces troubles (antidepresseur, anxiolytique, etc…) mais il faut faire attention au dosage car trop de neuroleptiques aggravent les troubles de la mémoire.

3e idée reçue : Le diagnostic précoce ne sert à rien car il n’y pas de traitement curatif contre la maladie

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le diagnostic précoce est très important. Plus le diagnostic est établi à un stade débutant de la maladie, plus les traitements mis en place de façon précoce seront efficaces. Ces traitements se révèlent également utiles dans les stades plus avancés de la maladie. Le but d’un diagnostic précoce est aussi de donner tous les conseils préconisés en matière de prévention et de stimuler au mieux les facultés cognitives et de mémorisation. Il permet au patient d’anticiper, de prendre des dispositions pour l’avenir tant qu’il possède encore toutes ses facultés de discernement et de prise de décision.

4e idée reçue : J’ai des pertes de mémoire, j’ai la maladie d’Alzheimer

Les pertes de mémoire ne sont pas forcément synonymes d’une maladie d’Alzheimer débutante. En effet, avec l’âge, les troubles de la mémoire peuvent s’avérer de plus en plus fréquents.

Il peuvent également être dus à de nombreuses autres raisons telles que le stress, l’anxiété, la dépression, le manque de sommeil, la prise de psychotropes etc… En cas de doute, il est recommandé de consulter un neurologue. Il sera apte à effectuer des tests de mémoire et à identifier la provenance de ces problèmes de mémoire.

5e idée reçue : Les malades Alzheimer souffrent uniquement de pertes de mémoire

La maladie d’Alzheimer est connue pour l’un des symptômes qu’elle engendre : les pertes de mémoire. Toutefois, elle ne résume pas à ce simple déficit cognitif. La maladie d’Alzheimer est en effet une démence neurodégénérative progressive dont les troubles sont multiples. Absence de conscience de la maladie (anosognosie), incapacité à effectuer des gestes de la vie quotidienne (apraxie), troubles du langage (aphasie) accompagnent les pertes de mémoire. Mais pas seulement ! On retrouve également des troubles de la reconnaissance d’objets (agnosie) ou encore la désorientation dans l’espace. Certaines personnes peuvent aussi développer des altérations du comportement et peuvent devenir violentes ou agressives. La frustration et la peur dues aux pertes de mémoire et à la confusion sont souvent à l’origine du comportement agressif du patient.

6e idée reçue : Les malades ne souffrent pas car ils ne se rendent pas compte de ce qui se passe autour d’eux

La maladie d’Alzheimer n’affecte pas toutes les personnes de la même manière. Pendant que certains malades auront du mal à comprendre ce qui se passe autour d’eux, d’autres saisiront très bien leur condition et les situations qui se présentent à elles. L’incompréhension chez certains patients peut parfois en réalité trouver son fondement dans une incapacité à communiquer. En présumant que le malade n’est pas capable de comprendre l’univers qui l’entoure, l’on risque de blesser involontairement ses sentiments. Il est important de comprendre que le malade reste avant tout une personne digne d’être traitée avec respect.

7e idée reçue : Les thérapies non médicamenteuses permettent de ralentir l’évolution des pertes cognitives de la maladie d’Alzheimer

Les thérapies non médicamenteuses sont en plein développement. Bien qu’il existe peu de preuves scientifiques, le personnel soignant en contact avec les malades s’accorde à dire qu’il existe un réel effet bénéfique. Cependant, les thérapies non médicamenteuses ne sont pas prescrites pour améliorer l’évolution cognitive du malade mais plutôt pour améliorer l’évolution de sa dépendance. Ces méthodes non médicamenteuses peuvent améliorer les troubles psycho-comportementaux et permettre de réduire la prescription de psychotropes.

8e idée reçue : L’huile de coco permet de guérir la maladie d’Alzheimer

Aucune preuve scientifique sérieuse n’a jusqu’à aujourd’hui démontré les bienfaits de l’huile de coco sur les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

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