Essai clinique ADAMANT : un vaccin contre le déclin cognitif ?

Un vaccin contre la protéine Tau : ce qu’il faut savoir sur l’essai clinique ADAMANT

L’essai clinique ADAMANT teste l’efficacité d’un vaccin,  AADvac1, contre le déclin cognitif. Lancé par la société anglaise « AXON Neuroscience », cet essai suscite donc un nouvel espoir pour tous les malades.

En effet, cet essai de phase 2 consiste à vacciner, sur une période de 2 ans, 185 malades d’Alzheimer à un stade léger. Ce vaccin combat les formes pathologiques de la protéine Tau. En effet, la protéine Tau, accumulée de façon anormale dans le cerveau, est à l’origine de la dégénérescence neurofibrillaire. Il s’agit de l’une des lésions cérébrales de la maladie d’Alzheimer*.

Cette étude a ainsi été menée dans plusieurs pays européens et elle a été achevée en juin 2019. Les résultats viennent d’être présentés à la conférence internationale virtuelle sur la maladie d’Alzheimer AAT-AD/PD du 2 avril 2020.

Selon les résultats, tous les participants ont bien toléré ce vaccin. Malheureusement, le traitement n’a produit aucun avantage cognitif selon l’étude générale. Néanmoins, les scientifiques ont observé une réduction du biomarqueur sanguin de la neurodégénérescence.

De ce fait, dans un sous-groupe de patients Alzheimer jeunes, c’est-à-dire âgés de 67 ans ou moins, le vaccin a ralenti le déclin cognitif et l’atrophie de leur cerveau. Notons que le biomarqueur de neurodégénérescence était également réduit de façon importante dans ce groupe.

Cette étude est donc très prometteuse car elle est l’une des rares à tester un vaccin ciblant la protéine Tau pathologique. En ciblant cette protéine, on constate un effet du vaccin AADvac1 sur la neurodégénérescence.

Il est maintenant nécessaire de confirmer ces résultats à plus grande échelle, sur plusieurs centaines de personnes. Pour cela, une phase 3 de l’essai clinique va débuter dès que la situation sanitaire le permettra. Elle durera entre 24 et 30 mois.

* Rappel : Deux lésions caractérisent la maladie d’Alzheimer. Ces dernières se forment dans le cerveau. Il s’agit, en effet, des plaques amyloïdes et des dégénérescences neurofibrillaires. Ainsi, pour mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans la pathologie, vous pouvez regarder notre vidéo « Mécanismes et secrets de la maladie d’Alzheimer : le cerveau à la loupe ».

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