Comment s’organisent les chercheurs en période de confinement ?

Les chercheurs en confinement : toujours actifs pour Vaincre Alzheimer

La fermeture des laboratoires

Si une grande partie des laboratoires ont fermé leurs portes, ce n’est pas le cas de tous. C’est notamment le cas pour l’équipe du Dr Olivier Colliot, directeur de recherche à l’Institut de Cerveau à Paris. Le lauréat 2018 Vaincre Alzheimer explique : « l‘institut maintient une activité minimale sur site avec uniquement les personnes mentionnées dans le plan de continuité d’activité. Il s’agit essentiellement de personnels dont les expériences ne peuvent pas être arrêtées ou reportées.

Idem pour nos chercheurs travaillant sur la maladie d’Alzheimer mais réquisitionnés pour travailler sur la recherche d’un traitement sur le Covid-19. “L’institut n’a pas fermé. Mais seuls ceux qui peuvent travailler sur le Covid et ceux qui ont une activité de santé publique sont autorisés à venir au laboratoire” explique le Dr Pierre Lafaye, chercheur à l’Institut Pasteur de Paris et lauréat 2008 et 2017 Vaincre Alzheimer. 

Des risques pour les avancées de la recherche ?

Dans certains laboratoires, les activités de recherche sont à l’arrêt complet. En d’autres termes, aucune expérience ne peut être entreprise tant que cette période de confinement est maintenue. 

Pour le Dr Emmanuel Nivet, lauréat 2019 Vaincre Alzheimer, la situation a des conséquences directes sur le projet de recherche pour lequel nous avons récemment obtenu un financement auprès de Vaincre Alzheimer. De fait, cela retarde la mise en place des expériences prévues au projet. Au-delà du retard, le plus « problématique » pour nous a été de devoir suspendre un certain nombre d’expériences en cours depuis plusieurs semaines. Elles vont devoir être relancées intégralement, depuis le début, à fin du confinement. Sur l’une des expériences nous avons ainsi perdu, a minima, 4 semaines de travail ! ” 

C’est un coup dur pour certaines expériences programmées en laboratoire. Fort heureusement, la recherche continue à avancer sur d’autres aspects, comme l’analyse de données grâce à des modèles bioinformatiques. Comme le rappelle le Dr Fabrice Leclerc, chercheur à Saclay et lauréat 2019 Vaincre Alzheimer, les travaux in silico peuvent, eux, être réalisés à distance grâce à un accès à distance au cluster de calcul de l’institut”.

Nos chercheurs peuvent donc, en adaptant les modalités de leurs travaux, continuer de faire avancer leurs projets de recherche à distance. D’autant plus que les expérimentations en laboratoire ne constituent pas l’intégralité de leur travail.

Les chercheurs en confinement toujours actifs à domicile

Malgré le confinement, les chercheurs restent actifs et fortement mobilisés. “J’ai actuellement la possibilité de travailler chez moi sur les résultats que nous avons déjà acquis et qui demandent souvent une analyse des données brutes. Je peux ainsi faire des études statistiques et effectuer une synthèse des résultats. Je peux également organiser des réunions d’équipe à l’aide d’outils de visioconférence pour discuter du travail et de son organisation. Par exemple, nous discutons de la façon dont nous pourrons reprendre notre activité de recherche le plus rapidement possible lors de la levée du confinement.” indique le Dr Julien Giustiniani, jeune chercheur à l’Hôpital de Bicêtre du Kremlin-Bicêtre et lauréat 2018 de Vaincre Alzheimer. 

Ce télétravail permet également de prendre le temps de présenter de nouvelles hypothèses scientifiques. Le confinement s’avère donc, pour nos chercheurs, une opportunité de travailler autrement sur leurs projets de recherche pour permettre de prochaines avancées de la recherche.

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