Inflammation du cerveau : quel rôle dans le développement de la maladie d’Alzheimer ?

L’inflammation cérébrale comme l’un des éléments déclenchant dans la maladie d’Alzheimer

Prévenir ou retarder la maladie d’Alzheimer en maîtrisant l’inflammation du cerveau, est-ce possible ?

Le Dr Emmanuel Nivet va étudier l’hypothèse qu’en maîtrisant l’inflammation du cerveau cela pourrait prévenir ou retarder la maladie d’Alzheimer. C’est un projet innovant et ambitieux financé par la Fondation Vaincre Alzheimer.

Résumé du projet de recherche

Le projet du Dr. Nivet cherche à évaluer si les individus porteurs du facteur de prédisposition génétique majeur de la maladie d’Alzheimer (APOE4) sont plus susceptibles de développer la maladie en raison d’anomalie(s) de leur système de défense cérébrale. Il va chercher à étudier les réponses inflammatoires des cellules gliales (=les cellules de défense immunitaire de notre cerveau) en fonction de leur statut génétique, à identifier des mécanismes anormaux sous l’effet de l’APOE4 et évaluer des moyens pour les contrôler.

Ainsi, les cellules gliales pourraient, à terme, devenir des cibles privilégiées pour contrôler l’inflammation cérébrale et prévenir ou retarder l’apparition de la maladie chez certains individus identifiés comme « à risque » pour des raisons génétiques.

L’avis du Président du comité scientifique et de ses membres

Le projet de recherche du Dr. Nivet est très prometteur car il nous propose d’étudier la maladie d’Alzheimer sur des cellules cérébrales humaines grâce à des technologies innovantes. Ainsi, les découvertes qui seront faites auront une relevance directe avec la physiologie humaine et peut-être permettront d’accélérer les applications liées à leurs découvertes vers la recherche clinique.

Par ailleurs, ce projet est prometteur car le Dr. Nivet aborde cette étude sous l’angle de la maladie d’Alzheimer comme une maladie du système nerveux central dans son ensemble, où il va accorder beaucoup d’importance aux cellules gliales qui agissent notamment comme des cellules qui défendent notre cerveau.

Les promesses de son projet sont donc de pouvoir obtenir des résultats suffisamment convaincants pour démontrer que des perturbations de l’inflammation du cerveau peuvent être des évènements agissant possiblement sur le déclenchement de la maladie d’Alzheimer.

Le parcours du Dr Emmanuel Nivet

Bénéficiaire d’une subvention standard de 100 000 € sur deux ans, le Dr Emmanuel Nivet a obtenu un doctorat en Neuroscience de l’Université d’Aix-Marseille, en 2008, en travaillant sur une stratégie de thérapie cellulaire pour les cerveaux malades. Dans le cadre de sa formation post-doctorale, il a ensuite rejoint le prestigieux Salk Institute, à San Diego (Californie), pour travailler dans le laboratoire du Dr Juan-Carlos Izpisua-Belmonte. Pendant plus de 4 années il s’y est formé aux méthodes très innovantes de reprogrammation cellulaire et d’édition du génome qu’il a ensuite cherché à installer et développer à son retour en France. En 2015, sa candidature à un poste de chercheur est retenue à la fois par le CNRS et l’INSERM. Il fait alors le choix de rejoindre le CNRS afin de mettre ses approches innovantes au profit de la recherche contre la maladie d’Alzheimer, principalement. Depuis le 1er Janvier 2018, il dirige sa propre équipe de recherche, actuellement composée de 6 personnes, au sein de l’Institut de NeuroPhysiopathologie d’Aix-Marseille. Fort de son expérience et reconnu pour la qualité de ses travaux qui ont été publiés dans de prestigieuses revues scientifiques, il est aussi le responsable scientifique d’une plateforme de service qu’il met progressivement en place pour mettre ses connaissances technologiques au service de la communauté des neurosciences.

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