Vous pouvez consulter les descriptions et les résultats des projets retenus en 2013 par la Fondation Vaincre Alzheimer.

Créée en 2005, la Fondation Vaincre Alzheimer est une Fondation Reconnue d’Utilité Publique. L’organisation finance chaque année la recherche scientifique d’excellence en France. En soutenant les projets les plus prometteurs, grâce à vos dons, la Fondation espère contribuer à la découverte d’un traitement efficace contre la maladie d’Alzheimer.

Dr. Pierre DOURLEN (chercheur POST-DOCTORANT)

Institut Pasteur de Lille – Lille

Etude du lien entre le facteur de risque génétique de la maladie d’Alzheimer BIN1 et la protéine tau chez la Drosophile (SUBVENTION PILOTE)

Le gène BIN1 a été identifié comme le second facteur de risque génétique le plus important de la maladie d’Alzheimer. Nous avons récemment montré que BIN1 aggrave la toxicité de la protéine tau, qui compose l’une des deux lésions pathologiques majeures de la maladie. Néanmoins, les mécanismes moléculaires qui lient BIN1 à la toxicité de tau restent inconnus. Je propose de résoudre cette problématique en utilisant le modèle expérimental de la Drosophile. Nous déterminerons également si d’autres facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer agissent de la même manière. La compréhension de cette nouvelle voie pathologique est importante pour le développement ultérieur de nouvelles stratégies thérapeutiques.

1er janvier 2014 au 31 décembre 2015

40 000€

Dr. Renaud NICOLAS (chercheur POST-DOCTORANT)

CNRS – Bordeaux

Analyse informatique de l’IRM de diffusion pour détecter les lésions cérébrales de la maladie d’Alzheimer (SUBVENTION PILOTE)

La maladie d’Alzheimer est définie par la présence, dans le cerveau, de deux lésions microscopiques : les plaques amyloïdes et l’accumulation d’enchevêtrements neurofibrillaires. Il n’existe pas de méthodes non-invasive ou n’employant pas de traceurs radioactifs permettant d’obtenir du vivant des patients des informations sur ces lésions à cause de leur taille microscopique. Or, des modalités de l’IRM de diffusion telle que l’imagerie spectroscopique de diffusion (ISD) apportent des informations structurales avec une résolution microscopique. Notre projet vise à obtenir des marqueurs plus sensibles et plus spécifiques pour le diagnostic de la maladie d’Alzheimer.

1er janvier 2014 au 31 décembre 2015

40 000€

Prof. Bart STAELS

INSERM – Lille

Est-ce que les stérols des plantes peuvent protéger de la maladie d’Alzheimer ?

Les changements dans la circulation du cholestérol dans le cerveau jouent un rôle central dans le développement de la maladie d’Alzheimer. La circulation du cholestérol peut être activée par les dénommés « stérols de plantes ». Ces stérols de plantes ressemblent fortement au cholestérol, mais peuvent être obtenus seulement des plantes, donc de l’alimentation. Dans des modèles de cellules en culture au laboratoire, les stérols de plantes ont un effet bénéfique sur une protéine qui joue un rôle clé dans le développement de la maladie d’Alzheimer, en modulant la circulation du cholestérol. Nous faisons l’hypothèse que les stérols de plantes sont des candidats appropriés pour l’amélioration des fonctions d’apprentissage et de mémoire chez les patients de la maladie d’Alzheimer. Des recherches seront menées pour déterminer si un régime enrichi avec ces stérols de plantes sélectionnés est capable de protéger contre le déclin cognitif. Cette étude innovante est la première à élucider la question de l’utilisation des stérols de plantes dans l’application d’un régime structurel afin de fournir une alternative aux composés pharmacologiques qui induisent des effets secondaires contre-indiqués. Puisque le régime alimentaire est un modulateur environnemental important dans la maladie d’Alzheimer, les données de cette étude traceront la voie d’un traitement additif dans le domaine émergent de la neurosciences nutritionnelle.

1er janvier 2014 au 31 décembre 2015

13 000€

Dr. Michel KHRESTCHATISKY

Université Aix-Marseille – Marseille

Etude du rôle d’une métalloprotéase dans la neuroinflammation présente dans le cerveau des malades d’Alzheimer (SUBVENTION STANDARD)

La maladie d’Alzheimer affecte le tissu nerveux et le système vasculaire cérébral. Elle se caractérise par un dépôt dans les neurones d’enchevêtrements neurofibrillaires de la protéine tau, et autour des neurones de plaques formées d’agrégats de protéines β-amyloïde (Aβ). Ces processus sont accompagnés d’altérations des propriétés du système vasculaire cérébral et d’une inflammation du tissu nerveux. Nous travaillons sur les métalloprotéases matricielles, une famille de protéines associée à l’inflammation et à des atteintes vasculaires en dehors du cerveau. Nos résultats suggèrent qu’une métalloprotéase matricielle pourrait être impliquée dans la maladie d’Alzheimer. Nous avons pour objectif de combiner différentes méthodologies afin de déterminer : 1) si la métalloprotéase matricielle est un marqueur précoce de la maladie d’Alzheimer, 2) si elle contribue à la progression de la maladie, aussi bien au niveau du tissu nerveux que vasculaire, et 3) si elle est une cible thérapeutique dont le blocage avec des agents pharmaceutiques déjà développés pour d’autres pathologies, pourrait à terme atténuer ou retarder la progression de la maladie d’Alzheimer.

1er janvier 2014 au 31 décembre 2015

80 000€

Dr. Magalie LECOURTOIS

Centre Hospitalier Universitaire de Rouen – Rouen

Identification de petites molécules d’intérêt thérapeutique dans un modèle de Drosophile de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées (SUBVENTION STANDARD)

La maladie d’Alzheimer et les démences lobaires frontotemporales sont les deux formes de démences les plus communes, affectant environ 40 millions des personnes dans le monde. Actuellement, les médicaments disponibles offrent des bénéfices symptomatiques relativement faibles pour quelques patients mais n’empêchent pas, ni arrêtent la progression de la maladie. Le criblage de drogues chez les vertébrés est extrêmement coûteux et à bas débit. Si cette étape reste très importante, il est stratégiquement intéressant de le faire précéder par des criblages dans des organismes moins sophistiqués combinant la facilité des outils génétiques, un faible coût et une durée de la vie courte compatible avec des cribles à grande échelle. La puissance et l’utilité de la Drosophile ont d’ores et déjà été soulignées pour l’étude de nombreuses maladies neurodégénératives. L’objectif de ce projet est donc d’identifier des petites molécules d’intérêt thérapeutique pour la maladie d’Alzheimer et les démences apparentées en développant une plate-forme de criblage de drogues chez la Drosophile.

1er janvier 2014 au 31 décembre 2015

80 000€

Dr. Mounia CHAMI

CNRS – Valbonne

Rôle de la régulation du calcium cellulaire dans le développement de la maladie d’Alzheimer (SUBVENTION STANDARD)

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative du tissu cérébral qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions cognitives et notamment de l’apprentissage et la mémoire. Le calcium est essentiel au bon fonctionnement des cellules de l’organisme, et c’est pour cela qu’il est soumis à une régulation rigoureuse entre l’extérieur et l’intérieur de la cellule (homéostasie). L’altération de l’homéostasie du calcium a été décrite dans plusieurs modèles d’études de la maladie d’Alzheimer. Nos postulons que la dérégulation de l’homéostasie du calcium n’est pas uniquement une conséquence de la maladie, mais qu’elle participe à son tour à la production des protéines toxiques β-amyloïde (Aβ), favorisant ainsi l’aggravation de la maladie d’Alzheimer. Le but de notre projet est de moduler l’homéostasie du calcium et d’évaluer son impact sur la production d’Aβ et sur les troubles de la mémoire. A plus long terme, ce projet permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques très prometteuses pour lutter contre la maladie d’Alzheimer.

1er janvier 2014 au 31 décembre 2015

80 000€

Dr. Géraldine RAUCHS

INSERM – Caen

Evaluation de l’impact de la qualité du sommeil sur la formation des lésions cérébrales de la maladie d’Alzheimer (SUBVENTION STANDARD)

La maladie d’Alzheimer est la première cause de démence. Elle est caractérisée par 2 lésions cérébrales : les dégénérescences neurofibrillaires et l’accumulation de protéine β-amyloïde (Aβ) sous forme de plaques amyloïdes. Outre des troubles de la mémoire, les patients rapportent fréquemment et très précocement des troubles du sommeil qui s’amplifient avec la sévérité de la démence et aggravent les déficits cognitifs. Des travaux menés dans des modèles expérimentaux ont montré que les troubles du sommeil favorisaient le processus conduisant a la formation des plaques amyloïdes. Notre objectif est de mieux comprendre les liens entre sommeil et dépôts amyloïdes, chez le sujet âgé et des patients au stade précoce de la maladie d’Alzheimer, grâce à une approche originale associant des enregistrements de sommeil et un examen permettant de visualiser in vivo les plaques amyloïdes. Les personnes présentant des troubles du sommeil devraient ainsi avoir davantage de lésions amyloïdes. De plus, le déclin cognitif devrait être plus rapide et/ou les lésions plus importantes à l’issue d’un suivi sur 18 mois, chez les personnes présentant des troubles du sommeil. A long-terme, de tels résultats devraient permettre de mieux prendre en charge les troubles du sommeil de la personne âgée afin de limiter la progression de la maladie d’Alzheimer.

1er janvier 2014 au 31 décembre 2015

80 000€

Dr. Bernadette ALLINQUANT

INSERM – Paris

Etude du rôle d’un régime à la citrulline, nutriment antioxydant, pour prévenir la maladie d’Alzheimer (SUBVENTION STANDARD)

Les dépôts amyloïdes dans le cerveau constituent une caractéristique de la pathologie Alzheimer. La protéine β-amyloïde (Aβ) issu du clivage de sa protéine précurseur (APP) est le constituant majeur de ces dépôts. Un des défis pour traiter ou prévenir la maladie d’Alzheimer est de diminuer le clivage de l’APP en Aβ. De façon préliminaire, nous avons montré dans des modèles expérimentaux qu’une nourriture supplémentée en citrulline provoque une diminution du clivage de l’APP en Aβ. La citrulline est un acide aminé aux propriétés anti-oxydantes puissantes, sans effets secondaires qui atteint le cerveau. Actuellement la citrulline est donnée comme supplément alimentaire à des personnes agées dénutries et souffrant de sarcopénie (détérioration de la force musculaire). Si nos résultats confirment que la citrulline par ses propriétés anti-oxydantes diminue le clivage en Aβ, une application en phase clinique pourrait être proposée rapidement.

1er janvier 2014 au 31 décembre 2015

80 000€