Vous pouvez consulter les descriptions et les résultats des projets retenus en 2009 par la Fondation Vaincre Alzheimer.

Créée en 2005, la Fondation Vaincre Alzheimer est une Fondation Reconnue d’Utilité Publique. L’organisation finance chaque année la recherche scientifique d’excellence en France. En soutenant les projets les plus prometteurs, grâce à vos dons, la Fondation espère contribuer à la découverte d’un traitement efficace contre la maladie d’Alzheimer.

Dr. Fabien Gosselet

Université d’Artois – Lens

Rôle des transporteurs ABC dans la sécrétion de la protéine Aβ (SUBVENTION TRANSFRONTALIÈRE)

La maladie d’Alzheimer (MA) est une maladie neurodégénérative caractérisée par l’apparition et le développement de lésions cérébrales appelées plaques séniles. Ces dernières sont la conséquence de l’accumulation cérébrale et agrégation anormale du peptide β amyloïde (Aβ). En condition normale, le principal mécanisme contribuant à l’élimination de ce peptide est son efflux du cerveau vers la circulation sanguine à travers la barrière hémato-encéphalique (BHE). Au niveau de cette BHE sont exprimés des récepteurs et transporteurs suspectés de participer à cette élimination. C’est notamment le cas des transporteurs ABC (ATP-binding Cassette).

Dans notre laboratoire, nous reproduisons in vitro la BHE à partir de cellules gliales et endothéliales cérébrales de souris. En utilisant ce modèle, nous envisageons de clarifier l’implication des transporteurs de la famille ABC dans les mécanismes de transport du peptide Aβ au travers de la BHE. L’objectif de ces travaux est, par une meilleure compréhension des mécanismes contrôlant l’élimination du peptide Aβ, de développer à terme de nouvelles stratégies thérapeutiques pour traiter efficacement la maladie d’Alzheimer.

1er novembre 2009 – 31 octobre 2011

40 000€

Dr. Bruno Vincent

Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire – Valbonne

Implication de la nardilysine dans la maladie d’Alzheimer

Le peptide amyloïde, qui est le principal composant des plaques séniles que l’on retrouve dans le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer, est produit par hydrolyse de son précurseur, l’APP, par les enzymes β- et γ-secretases. Il existe une troisième activité appelée α-secretase opérée par des enzymes de la famille des désintégrines (ADAM10 et ADAM17). Cette coupure, qui intervient au milieu de la séquence du peptide Aβ, prévient non seulement la production de ce dernier mais conduit aussi à la formation d’un fragment qui possède des propriétés neuro-protectrices. Ainsi, toute activation de cette coupure peut être considérée comme bénéfique au regard de la maladie. C’est dans ce contexte qu’il a récemment été suggéré que la nardilysine (N-arginine dibasic convertase ou NRDc) était capable d’activer la coupure α-secrétase de l’APP par ADAM10 et ADAM17, donc potentiellement capable de dégrader le peptide Aβ. Cette voir pourrait représenter une cible de choix dans le développement de thérapies visant à ralentir ou prévenir la maladie d’Alzheimer.

1er novembre 2009 – 31 octobre 2011

75 000€

Dr. Jean Mariani

CNRS, Université Pierre et Marie Curie – Paris

La protéine Aβ peut-elle expliquer tous les effets de la préséniline 1 sur les synapses ?

Il existe deux types de maladies d’Alzheimer : les formes sporadiques et les formes génétiques. Les formes génétiques ont l’avantage de permettre la construction de modèles animaux définis. Les mutations des présénilines 1 (PS1) sont responsables de la vaste majorité des formes familiales. Cependant leurs mécanismes d’action est très peu connu. On sait qu’un dysfonctionnement précoce de la synapse est à l’origine de déficits cognitifs qui précèdent la mort neuronale et les pertes synaptiques. Dans ce projet nous souhaitons examiner les déficits synaptiques précoces induits par une seule mutation du gène de la PS1. La PS1 est impliquée dans le clivage de l’amyloid precursor protein (APP) et libère le peptide Aβ qui est toxique. La PS1 clive aussi d’autre protéines, elle a donc des effets APP indépendant. Nous nous proposons d’étudier sur la transmission synaptique les effets de notre PS1 muté dans des conditions ou les modèles expérimentaux exprimeront l’APP humaine sauvage et dans ceux où l’APP ne sera pas exprimé. Ces expériences devraient nous permettre de déterminer l’importance de l’APP dans les déficits synaptiques précoces induits par une mutation de la PS1.

1er novembre 2009 – 31 octobre 2011

75 000€

Dr. Jean-Charles Lambert

INSERM, Institut Pasteur – Lille

Implication de différents gènes dans le développement des plaques amyloïdes

Bien qu’il soit communément admis qu’elle soit en partie d’origine génétique, les causes de la maladie d’Alzheimer sont mal connues et un seul gène est reconnu comme étant un facteur de susceptibilité génétique actuellement.

Dans le cadre du plan Alzheimer, notre laboratoire a réalisé une étude à large échelle ayant pour objectif d’identifier de nouveaux gènes impliqués dans la pathologie, en comparant la distribution de marqueurs de la variabilité génétique dans l’ADN d’un grand nombre de malades ou de témoins provenant de France, d’Italie, d’Espagne et des Pays-bas (5304 malades et 7842 témoins). Actuellement, ce travail nous a permis d’identifier 2 gènes pouvant être impliqués dans la pathologie.

L’objectif de notre projet est de rechercher les polymorphismes fonctionnels dans ces 2 gènes, (c’est-à-dire la modification de la séquence d’ADN qui est responsable de l’effet porté par les marqueurs identifiés sur le risque de développer la maladie d’Alzheimer) et de caractériser le mécanisme par lequel il pourrait être impliqué dans la pathologie. Ce travail permettra de mieux comprendre le processus pathologique de la maladie d’Alzheimer et les nouveaux facteurs génétiques identifiés pourront éventuellement être utilisés pour le diagnostic ou comme cibles pharmacologiques.

1er novembre 2009 – 31 octobre 2011

75 000€