Vous pouvez consulter les descriptions et les résultats des projets retenus en 2019 par la Fondation Vaincre Alzheimer et financés en 2020.

Créée en 2005, la Fondation Vaincre Alzheimer est une Fondation Reconnue d’Utilité Publique. L’organisation finance chaque année la recherche scientifique d’excellence en France. En soutenant les projets les plus prometteurs, grâce à vos dons, la Fondation espère contribuer à la découverte d’un traitement efficace contre la maladie d’Alzheimer.

Dr. Emmanuel Nivet

CNRS – Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire de Valbonne

Identifier le rôle de la neuro-inflammation humaine spécifique au gène ApoE4, le facteur de prédisposition génétique le plus important de la maladie d’Alzheimer Subvention Standard

Le projet du Dr. Nivet cherche à évaluer si les individus porteurs du facteur de prédisposition génétique majeur de la maladie d’Alzheimer (APOE4) sont plus susceptibles de développer la maladie en raison d’anomalie(s) de leur système de défense cérébrale. Il va chercher à étudier les réponses inflammatoires des cellules gliales (les cellules de défense immunitaire de notre cerveau) en fonction de leur statut génétique, à identifier des mécanismes anormaux sous l’effet de l’APOE4 et évaluer des moyens pour les contrôler. Ainsi, les cellules gliales pourraient, à terme, devenir des cibles privilégiées pour contrôler l’inflammation cérébrale et prévenir ou retarder l’apparition de la maladie chez certains individus identifiés comme « à risque » pour des raisons génétiques.

1er janvier 2020 au 31 décembre 2021 (2 ans)

100 000 €

Dr. Francesca GIORDANO

INSERM – Centre de Physiopathologie de Toulouse-Purpan

Etude du rôle d’une nouvelle protéine dans le dysfonctionnement métabolique observé au stade précoce de la maladie d’Alzheimer Subvention Standard

Aux stades précoces de la maladie d’Alzheimer, il existe des dysfonctionnements moléculaires se produisant souvent des années avant l’apparition des plaques amyloïdes, une des lésions cérébrales de la maladie. En effet, il a été observé dans le cerveau un trafic altéré des lipides et du calcium et un défaut des mitochondries (éléments intracellulaires qui jouent le rôle d’usine énergétique des neurones).

Les mécanismes qui causent ces dysfonctionnements sont encore mal connus, mais il semble que les membranes cellulaires en contact avec les mitochondries (appelée MAM) soient impliquées. L’équipe du Dr. Giordano a identifié une nouvelle protéine composante des MAM qui pourrait jouer un rôle clé dans le maintien de la morphologie et de la fonction des mitochondries. Elle va donc étudier cette nouvelle protéine dans les conditions pathologiques de la maladie d’Alzheimer, à l’aide de cellules provenant de patients. Ces résultats permettront de mieux comprendre l’apparition de tous ces dysfonctionnements moléculaires observés au stade précoce de la maladie d’Alzheimer.

1er janvier 2020 au 31 décembre 2021 (2 ans)

100 000 €

Dr. Fabrice Leclerc

CNRS – Institut de biologie François Jacob – CEA de Fontenay-aux-Roses

Conception de « pseudo-aptamères » innovants pour développer des molécules-médicaments et des outils de diagnostic dans la maladie d’Alzheimer Allocation doctorale (soutenir la formation des jeunes chercheurs)

Les aptamères sont de courts fragments d’ARN (l’ARN est une copie transitoire de l’ADN, correspondant à un ou plusieurs gènes) qui ont la capacité de se fixer sur une molécule spécifique. Les aptamères ont un large éventail d’applications possibles : du diagnostic à la thérapie. Un seul aptamère est actuellement disponible depuis 2004 comme médicament (pour le traitement de la dégénérescence maculaire). L’équipe du Dr. Leclerc propose une stratégie de conception in silico d’aptamères modifiés pour optimiser leurs propriétés et augmenter leur probabilité à passer les essais cliniques. La cible initiale est la sécrétase BACE-1, une des enzymes qui intervient dans la production de la protéine bêta-amyloïde qui s’accumule dans le cerveau des malades d’Alzheimer. L’objectif sera de concevoir des aptamères améliorés, avec une application possible en diagnostic et traitement à d’autres cibles de la maladie d’Alzheimer.

1er janvier 2020 au 31 décembre 2022 (3 ans)

120 000 €

Dr. Thierry LEVEILLARD

Directeur de recherche à l’Institut de la Vision, Paris

L’histologie révèle le rôle d’une nouvelle voie de signalisation pour la mémoire Subvention Standard

L’équipe du Dr. Leveillard a mis en évidence à partir des études sur la rétine un nouveau gène cible pour la maladie d’Alzheimer. Il semblerait non seulement être impliqué dans les mécanismes métaboliques à l’origine de la mémoire à long terme mais également jouer un rôle important pour la protéine TAU. Comprendre l’implication de ce gène dans la maladie d’Alzheimer pourrait permettre d’envisager l’identification d’une nouvelle stratégie thérapeutique pour la maladie d’Alzheimer.

1er janvier 2020 au 31 décembre 2021 (2 ans)

100 000 €

Dr. Stéphane OLIET

Directeur du Neurocentre Magendie de Bordeaux et Chef d’équipe du groupe « Relations glieneurone »

Impact de l’apolipoprotéine 4 dans la régulation des synapses par les astrocytes dans la maladie d’AlzheimerSubvention Standard

La présence du gène codant pour l’apolipoprotéine 4 est le facteur de prédisposition génétique le plus important dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Cette lipoprotéine est synthétisée et libérée par les astrocytes. Les astrocytes sont des cellules cérébrales qui vivent aux côtés des neurones. Les astrocytes sont les nourrices et les femmes de ménage de notre cerveau. Elles jouent également un rôle prépondérant dans la communication et le stockage de l’information cérébrale. Le Dr. Oliet et son équipe vont donc explorer l’impact de l’apolipoprotéine 4 sur les déficits de communication neuronale et de mémoire dans un modèle expérimental de maladie d’Alzheimer.

1er janvier 2020 au 31 décembre 2021 (2 ans)

100 000 €