Au fil des années, vous pouvez consulter les descriptions et les résultats de chaque projet de recherche financé par la Fondation Vaincre Alzheimer.

Dr. Katharina Zimmermann

INSERM, Université Lille 2 – Lille

Etude de la dégénération des neurones cholinergiques dans la pathologie Tau (Pilote)

Résumé du Projet de Recherche :
Notre projet vise à démontrer que la perte des neurones cholinergiques, une des caractéristique de la maladie d’Alzheimer, dépend de la pathologie de la protéine tau qui s’agrège au cours du développement de la maladie.

Résumé du Rapport intermédiaire :
Nous avons mis au point le premier modèle expérimental qui reproduit la pathologie tau (formation des dégénérescences neurofibrillaires dans le cerveau) ainsi qu’un dysfonctionnement des neurones cholinergique similaire à ce qui est observé dans la maladie d’Alzheimer.

Résumé du Rapport final :
Nous avons découvert que notre modèle expérimental présentait une déficience de 50% du transport des molécules dans les neurones. Cela engendre une perte du facteur de croissance (NGF), essentiel pour la survie et le maintien des neurones cholinergiques. Par ailleurs, nous avons également constaté une perte de l’activité des neurones cholinergique dans l’hippocampe, région essentielle pour la mémoire.

Au vue de l’importance des résultats, nous avons prévu quelques expériences supplémentaires au cours du projet. Par conséquent, les analyses de certaines études ne sont pas encore été terminées.

Le soutien de LECMA nous a permis de développer une nouvelle stratégie thérapeutique contre cette démence neurodégénérative.

1er Novembre 2006 – 31 Octobre 2007

20 000€

Dr. Thierry Pillot

Institut National Polytechnique de Lorraine, Lipidomix – Nancy

Validation fonctionnelle d’une stratégie thérapeutique pour la maladie d’Alzheimer

Résumé du Projet de Recherche :
Notre objectif est d’étudier l’intérêt fonctionnel de l’administration en continu de peptides neuroprotecteurs in vivo, afin de prévenir les dommages des neurones (dûs aux oligomères d’Aβ solubles) ainsi que les déficits comportementaux et cognitifs présents dans les modèles expérimentaux de la maladie d’Alzheimer.

Pour garantir une administration à long terme ainsi que des concentrations locales élevées de peptides neuroprotecteurs, en particulier dans les structures cérébrales comme l’hippocampe, nous avons choisi de développer des cellules exprimant et sécrétant l’agent thérapeutique, suivi de son encapsulation dans des billes d’alginate et son implantation sélective dans le cerveau.

La sécrétion in situ de ces facteurs à partir de cellules incorporant l’alginate doit assurer une protection contre la toxicité de l’Aβ vis à vis des neurones voisins et, éventuellement, vis-à-vis de structures plus éloignées dans le cerveau.

Résumé du Rapport intermédiaire :
Nos premiers résultats montrent clairement que l’implantation des cellules contenant les billes d’alginate et sécrétant le peptide neuroprotecteur (par exemple, le facteur neurotrophique ciliaire humain) offre une protection contre la déficience cognitive, et provoque dans l’hippocampe la diminution des marqueurs synaptiques induits par les oligomères toxiques d’Aβ.

Résumé du Rapport final :
Le soutien de LECMA à notre projet nous a permis de faire la preuve du concept d’une nouvelle approche thérapeutique pour la maladie d’Alzheimer. En effet, nous avons clairement démontré à travers une étude pré-clinique que la technologie d’encapsulation cellulaire et l’implantation dans le cerveau de micro-réacteurs produisant des facteurs neuroprotecteurs (le CNTF par exemple) permet de lutter contre les atteintes cognitives et tissulaires dans deux modèles expérimentaux de la maladie d’Alzheimer. Nos résultats très encourageant nous permettent d’envisager de poursuivre dans cette voie et de continuer le développement de ce projet en optimisant nos concepts et leurs applications.

1er Novembre 2006 – 31 Octobre 2007

40 000€

Dr. Jean-Charles Lambert

INSERM, Institut Pasteur – Lille

Possible association des gènes du collagène avec la maladie d’Alzheimer ?

Résumé du Projet de Recherche :
La génétique des formes les plus communes de la maladie d’Alzheimer apparait complexe. A ce jour, seul le gène de l’apolipoprotéine E (APOE) est reconnu comme un déterminant génétique majeur de ces formes communes même si de nombreuses études ont été réalisées pour découvrir de nouveaux facteurs génétiques.

Nous avons postulé que des gènes différentiellement exprimés dans le cerveau des malades par rapport à celui de personnes non démentes et localisés dans des régions chromosomiques reconnues d’intérêt pour la maladie d’Alzheimer, étaient potentiellement des gènes candidats pour la pathologie.

Résumé du Rapport intermédiaire :
Nous nous sommes intéressés à 4 gènes du collagène : COL6A1, COL6A2, COL11A1 et COL11A2, pour lesquels nous avons confirmé que 3 d’entre eux étaient bien sous-exprimés dans le cerveau des malades d’Alzheimer. Nous allons ensuite mener une analyse génétique approfondie de ces 4 gènes.

Résumé du Rapport final :
Nous avons montré que 2 variations génétiques dans le gène COL11A1 sont associées faiblement au risque de développer la maladie d’Alzheimer. Cependant, l’analyse de ces deux variations dans 4 études cas-témoins indépendantes (1971 malades d’Alzheimer et 1547 témoins) n’a pu valider cette association.

En conclusion, les gènes COL6A1, COL6A2 et COL11A1 sont bien sous-exprimés au cours du processus physiopathologique de la maladie d’Alzheimer mais ils ne sont pas des déterminants génétiques de la pathologie.

1er Novembre 2006 – 31 Octobre 2007

39 625€