Maladie d’Alzheimer : des facteurs protecteurs ?

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A l’occasion de ses 10 ans, l’association retrace les études les plus marquantes sur la maladie

Créée en 2005, LECMA-Vaincre Alzheimer a fait du financement de la recherche sur la maladie son coeur d’action. En 10 ans, l’association a financé 45 projets à hauteur de 3,1 millions d’euros. Innovantes et prometteuses, certaines de ces études ont marqué durablement la recherche, permettant la découverte de nouvelles pistes dans l’espoir de développer un traitement efficace.

Chaque semaine, depuis bientôt un mois, LECMA présente ces projets. Retrouvez aujourd’hui les recherches qui ont permis d’identifier et de mieux comprendre les facteurs protecteurs de la maladie d’Alzheimer.

  • Dr. David BLUM, chercheur à l’INSERM, Lille.

Le Dr. Blum a fortement contribué à démontrer l’intérêt de la caféine pour prévenir la maladie d’Alzheimer.

Le Dr David Blum et son équipe se sont penchés sur une des cibles de la caféine, le récepteur adénosinergique A2A, retrouvé dans le système nerveux central. Ce dernier pourrait avoir un rôle dans le développement de la maladie d’Alzheimer. L’idée était donc de bloquer ce récepteur soit avec une molécule, soit en enlevant le gène correspondant à celui-ci. Le blocage de ces récepteurs a permis de constater un effet protecteur au niveau de la mémoire. Il reste bien sûr encore à prouver cet effet positif sur des modèles ayant des lésions amyloïdes. Pour le moment l’étude n’a porté que sur des modèles développant des lésions Tau. Or c’est la combinaison de ces deux types de lésions qui permettent de caractériser la maladie d’Alzheimer.

  • Dr. Cécilia SAMIERI, chercheur à l’INSERM, Bordeaux.

Le Dr. Samieri travaille sur l’influence du facteur nutritionnel oméga-3 sur la structure du cerveau de la personne âgée ayant des troubles cognitifs.

La maladie d’Alzheimer résulte principalement de l’effet de l’âge et de facteurs de risque génétiques, qui pourrait être modulé par des facteurs environnementaux, notamment les facteurs nutritionnels. Ainsi, les acides gras omega-3, ou certains comportements alimentaires comme le régime méditerranéen, pourraient retarder, voire prévenir le risque d’Alzheimer. Comprendre comment les facteurs nutritionnels influencent les symptômes et le risque de d’Alzheimer est primordial. C’est aussi un préalable indispensable avant d’envisager une efficacité réelle des facteurs nutritionnels dans la prévention de la maladie. Le Dr. Samieri a montré que chez les personnes âgées, des taux sanguins plus élevés d’acide eicosapentaénoique (l’EPA, un acide gras polyinsaturé oméga-3 majeur), étaient associés à une atrophie moins importante de l’amygdale. Il s’agit d’une zone du cerveau clé pour la mémoire et le contrôle de l’humeur, et qui peut rapidement être touchée dans la maladie d’Alzheimer.

Ces résultats suggèrent que l’EPA peut aider à retarder, voire prévenir la maladie. Ces études ont contribué à identifier les oméga-3 comme source nutritionnelle pour prévenir la maladie d’Alzheimer. 

 

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