Les pistes de recherche sur la maladie d'Alzheimer

Face à l’absence totale de traitement curatif de la maladie d’Alzheimer, les pistes de recherche se multiplient pour tenter de trouver de nouvelles molécules plus efficaces.

La communauté scientifique s’accorde à dire qu’un diagnostic précoce et une thérapie mise en place aux stades débutants de la maladie (stade précoce ou stade prodromal (=stade avec troubles cognitifs légers chez des personnes ayant des problèmes de mémoire mais qui ne souffrent pas de démence)) pourraient prévenir et retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs ont beaucoup progressé dans la compréhension des mécanismes moléculaires qui amènent au développement de la maladie d’Alzheimer. Il existe plusieurs pistes de recherche permettant d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Voici les approches en cours de développement ayant pour but d’agir sur la formation des lésions cérébrales afin de retarder ou enrayer la maladie :

Agir sur la pathologie liée à la protéine Aβ (constituant majeur de la lésion cérébrale appelée plaque sénile)

– en diminuant la production de l’Aβ, par inhibition des enzymes qui la produisent.

– en augmentant la clairance de l’Aβ, par activation des enzymes qui la dégradent.

– par immunothérapie passive ou active (vaccin) contre l’Aβ.

– en étudiant le rôle des formes précoces toxiques de l’Aβ (appelées oligomères d’Aβ) dans l’initiation de la maladie (ces formes apparaitraient bien avant les plaques séniles) et en ciblant ces oligomères d’Aβ.

Agir sur la pathologie liée à la protéine tau (constituant majeur de la lésion cérébrale appelée dégénérescence neurofibrillaire)

– en éliminant la protéine tau anormalement phosphorylée, par inhibition des enzymes qui la phosphorylent et/ou par activation des enzymes qui la déphosphorylent.

– en inhibant l’agrégation de la protéine tau anormale par des molécules neuroprotectrices.

 

Agir sur la neurodégénérescence

– en utilisant des différents facteurs neuroprotecteurs (anti-oxydants, anti-inflammatoires, anti-cholestérolémiants, anti-hypertenseurs…)

– en utilisant des facteurs neurotrophiques (ou facteurs de croissance) qui ont des propriétés de stimulation de croissance neuronale.

– en étudiant le rôle des cellules souches pour stopper la mort des cellules et stimuler le fonctionnement des cellules existantes dans le cerveau malade.