Former les soignants pour améliorer le diagnostic

Améliorer le diagnostic : 90% des soignants sont favorables au diagnostic précoce

Une enquête nationale a récemment montré que plus de 90% des professionnels de santé considèrent légitime un diagnostic au stade précoce de maladies neurocognitives.

En effet, l’enquête « Questions éthiques du diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées » a été menée auprès de 640 professionnels de santé et 79 proches aidants. L’objectif de cette enquête est de mieux comprendre l’intérêt du diagnostic des maladies neurocognitives au stade précoce.

Les motivations principales pour améliorer le diagnostic sont ainsi :

  • droit de savoir,
  • le fait d’être acteur de son programme de soins à un moment où l’on peut en comprendre les enjeux,
  • éviter les erreurs diagnostiques,
  • bénéficier d’une information sur les différents aspects de la maladie,
  • obtenir des aides médico-sociales (aides à domicile, soutien financier),
  • savoir anticiper lorsqu’on est encore en possession de ses capacités de réflexion et de jugement et
  • le droit d’accéder à une information précise sur la recherche et les essais cliniques.

Les Dr. Antoine Garnier-Crussard, Julien Vernaudon, Nicolas Auguste, Claire Moutet, Virginie Dauphinot et Pierre Krolak-Salmon ont réalisé cette étude. Ces professionnels de santé travaillent dans les Centre Mémoire de Ressources et de Recherche de Lyon et de Saint-Etienne.

Les médecins généralistes restent à convaincre

Cependant, chez les médecins généralistes, des freins et des questions éthiques ont été soulevés. L’argument principal ? La crainte de l’apparition d’une dépression à l’annonce du diagnostic. Les médecins généralistes restent réticents à établir un diagnostic précoce à cause, également, de possibles erreurs diagnostiques et une stigmatisation de la part du malade lui-même, de son entourage et de la société.

Cette enquête a donc permis d’initier une réflexion pour motiver les médecins généralistes à mieux repérer les patients ayant des troubles neurocognitifs.

En effet, en soins primaires, la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées sont encore sous-diagnostiquées.

Ainsi, plusieurs propositions d’action envers les médecins généralistes ont été établies :

  • fournir des tests permettant la détection rapide des troubles cognitifs,
  • leur apporter une information sur les essais cliniques en cours,
  • proposer un développement professionnel continu axé sur les maladies neurocognitives et
  • les inciter à participer à la recherche dans le domaine des maladies neurocognitives.

Ces actions permettront donc aux médecins généralistes de mieux repérer les plaintes à risque.

Par conséquent, en formant les professionnels de santé, Vaincre Alzheimer espère améliorer le diagnostic précoce, en impliquant largement les médecins généralistes.

Laisser un commentaire

Votre adresse mail ne sera pas publiée.