À l’occasion de la Semaine du Cerveau, le Centre de Recherche Neuroscience & Cognition de Lille a ouvert ses portes au public le 19 mars dernier. En effet, 18 participants ont plongé dans l’univers des troubles cognitifs méconnus de la maladie d’Alzheimer. Il étaient guidés par le Prof. Thi Mai Tran et son équipe. Une journée riche en découvertes, entre ateliers interactifs et conférence inédite.
Trois ateliers pour décrypter les troubles cognitifs
Le public a exploré les mystères du cerveau et de la cognition à travers trois ateliers pratiques. Objectif : comprendre comment la recherche décrypte les mécanismes de la cognition.
Ces moments d’échange, animés par des jeunes chercheurs passionnés, ont révélé une autre dimension souvent ignorée de la recherche. Entre exercices de reconnaissance des émotions, tâches d’exploration visuelles et explications des troubles langagiers en recherche clinique, les participants ont découvert que la science ne se limite pas aux laboratoires. L’un des ateliers, mené par le Dr. Agnès Denève, qui a bénéficié d’une allocation doctorale financée par la Fondation, a notamment permis de comprendre comment la reconnaissance des émotions, est étudiée pour affiner le diagnostic et les soins. « La recherche, c’est aussi écouter les patients et adapter nos outils à leurs besoins concrets », résumait cette spécialiste de la cognition sociale, rappelant que l’humanité reste au cœur de chaque avancée scientifique.
Ces ateliers ont ainsi permis de démystifier la recherche et de montrer son impact concret sur la compréhension des symptômes et de la santé.
Une conférence qui bouscule les idées reçues
Le clou de la visite ? Une conférence au titre intrigant : « Et si les premiers signes de la maladie d’Alzheimer n’étaient pas ceux qu’on croit ? ». Le Prof. Mai Tran, orthophoniste et spécialiste en sciences du langage et le Prof. Thibaud Lebouvier, neurologue y ont présenté ces troubles méconnus des maladies neurocognitives. Ils ont mis l’accent sur les travaux financés par la Fondation sur l’aphasie progressive primaire (APP).
L’aphasie progressive primaire : un enjeu majeur
L’APP se manifeste par des difficultés croissantes à s’exprimer ou à comprendre le langage, bien avant les troubles de mémoire. Ces troubles du langage passent malheureusement encore trop inaperçus. « Identifier ces symptômes pourrait permettre un diagnostic plus précoce », explique le Prof. Tran.
Une avancée cruciale, alors que ces troubles sont encore sous-diagnostiqués.
Semaine du Cerveau 2026 : que retenir de la visite à Lille ?
1. Quel était le thème principal de la visite du laboratoire du Prof. Mai Tran ?
La journée était consacrée aux troubles méconnus des maladies neurocognitives. Le Prof. Tran a notamment présenté ses travaux financés par la Fondation Vaincre Alzheimer sur l’aphasie progressive primaire, une maladie dont les symptômes sont les troubles du langage. .
2. Qu’a révélé la conférence sur les premiers signes d’Alzheimer ?
La conférence a mis en lumière des symptômes cliniques méconnus, comme les difficultés de langage, qui peuvent apparaître avant les troubles de mémoire. Une piste pour un diagnostic plus précoce et une prise en soins plus adaptée.