Traitements Alzheimer

Les traitements ne sont actuellement pas capables de guérir la maladie d’Alzheimer. Ils ne permettent pas d’arrêter totalement son évolution.

La recherche doit donc progresser en ce domaine. Des avancées en matière de traitements ont déjà vues le jour.

Quatre traitements sur le marché

Quatre médicaments sont actuellement sur le marché. Ils ont pour but de traiter certains symptômes du malade mais ils n’empêchent pas la progression de la maladie. Les médicaments sont le Donépézil (Aricept), la Rivastigmine (Exelon), la Galantamine (Reminyl) et la Mémantine (Exiba).

Les 3 premières traitements sont des inhibiteurs de l’acétylcholinestérase. L’acétylcholinestérase est l’enzyme qui dégrade le neurotransmetteur acétylcholine. Ce neurotransmetteur est impliqué dans de nombreuses fonctions. Il est très diminué dans la maladie d’Alzheimer. Ainsi, ces traitements, inhibiteurs de l’acétylcholinestérase, empêchent la dégradation du neurotransmetteur. Ils permettent d’augmenter sa quantité au niveau du point de jonction entre deux neurones : la synapse.

La Mémantine bloque les récepteurs NMDA. Elle protège ces récepteurs contre l’excitotoxicité qui se manifeste dans la maladie d’Alzheimer. L’excitotoxicité est le processus pathologique de neurotoxicité et de destruction du neurone par hyperactivation du neurotransmetteur glutamate qui excite le récepteur NMDA .

Un effet positif avéré

Un effet avéré de ces quatre médicaments a été démontré sur la cognition à court terme. L’apparition d’effets indésirables peut néanmoins, parfois nécessiter l’arrêt du traitement : troubles digestifs, cardiovasculaires, fatigue, insomnie… La Haute Autorité de Santé s’est malheureusement prononcée contre la poursuite d’une prise en charge de ces médicaments. Le remboursement de ces 4 médicaments n’est ainsi plus pris en charge pour les malades.

Par ailleurs, les patients peuvent recevoir des médicaments qui ont un effet sur les manifestations de certains troubles provoqués par la maladie comme le stress, l’anxiété, l’agressivité, la dépression, l’incontinence… On peut prescrire, par exemple, des antidépresseurs ou des anxiolytiques. Mais ces traitements sont administrés en fonction des patients, au cas par cas. En effet, les psychotropes sont susceptibles d’aggraver les troubles cognitifs.

Thérapies non médicamenteuses

Il est important de ne pas se limiter à une prescription uniquement médicamenteuse. Il existe des prises en charge non pharmacologiques destinées à traiter certains troubles ponctuels. Elles sont souvent précieuses dans l’amélioration des conditions de vie. Il s’agit de l’orthophonie, la kinésithérapie, l’ostéopathie,la prise en charge psychologique,l’ergothérapie,la psychomotricité etc.

Ces prises en charge peuvent aider à stimuler les capacités cognitives et motrices du malade, et également à atténuer l’anxiété, le stress, les changements d’humeur.

Pour finir, l’attitude de l’entourage (aidants familiaux, professionnels) joue un rôle important dans le quotidien du malade. Des techniques de communications adaptées existent. Il ne faut pas non plus négliger l’adaptation de l’environnement. La stimulation, de manière proportionnée des capacités restantes, cognitives, sensorielles et motrices du malade est également encouragée.