shutterstock_207956554

Alzheimer et la conduite automobile

Deux mots dont le rapprochement peut faire naître de sérieuses angoisses. La sécurité du conducteur et celle des autres se trouvent au centre des préoccupations, en particulier de l’entourage du malade.

Au début de la maladie d’Alzheimer, la personne malade conserve les automatismes acquis lors de ses nombreuses années de pratique. La conduite automobile est donc une activité que le patient à un stade précoce peut encore pratiquer.

Cependant, des difficultés liées à l’orientation et à l’oubli des règles du code de la route se présenteront inévitablement au fur et à mesure du développement de la maladie. Des problèmes de vue ou d’audition peuvent également rendre impossible la conduite chez la personne malade. Enfin, il faudra redoubler d’attention lors de la prise de médicaments aux effets secondaires sur l’attention ou sur les temps de réaction.

Une incapacité difficile à accepter

Le problème majeur se pose lorsque le malade est inconscient de son incapacité à conduire en toute sécurité. La conduite automobile est bien souvent liée au sentiment d’autonomie. Ainsi, devoir abandonner la conduite et donc admettre sa perte d’autonomie peut s’avérer très perturbant et difficile à accepter.

Il faudra donc tenter d’aborder le problème avec le plus grand tact possible. Une aide extérieure, comme celle du médecin peut être efficace. L’avis éclairé et extérieur du praticien est souvent mieux accepté que celui issu de la famille.

A noter : Si le malade oublie qu’il n’a plus le droit de conduire, il faut penser à garder les clefs de la voiture hors de sa portée et essayer de détourner son attention pour lui faire oublier son envie de conduire.