Au fil des années, vous pouvez consulter les descriptions et les résultats de chaque projet de recherche financé par la Fondation Vaincre Alzheimer.

Dr. Jean-Charles Lambert

INSERM, Institut Pasteur – Lille

Possible association des gènes du collagène avec la maladie d’Alzheimer ?

Résumé du Projet de Recherche
La génétique des formes les plus communes de la maladie d’Alzheimer apparait complexe. A ce jour, seul le gène de l’apolipoprotéine E (APOE) est reconnu comme un déterminant génétique majeur de ces formes communes même si de nombreuses études ont été réalisées pour découvrir de nouveaux facteurs génétiques.

Nous avons postulé que des gènes différentiellement exprimés dans le cerveau des malades par rapport à celui de personnes non démentes et localisés dans des régions chromosomiques reconnues d’intérêt pour la maladie d’Alzheimer, étaient potentiellement des gènes candidats pour la pathologie.

Résumé du Rapport intermédiaire :
Nous nous sommes intéressés à 4 gènes du collagène : COL6A1, COL6A2, COL11A1 et COL11A2, pour lesquels nous avons confirmé que 3 d’entre eux étaient bien sous-exprimés dans le cerveau des malades d’Alzheimer. Nous allons ensuite mener une analyse génétique approfondie de ces 4 gènes.

Résumé du Rapport final :
Nous avons montré que 2 variations génétiques dans le gène COL11A1 sont associées faiblement au risque de développer la maladie d’Alzheimer. Cependant, l’analyse de ces deux variations dans 4 études cas-témoins indépendantes (1971 malades d’Alzheimer et 1547 témoins) n’a pu valider cette association.

En conclusion, les gènes COL6A1, COL6A2 et COL11A1 sont bien sous-exprimés au cours du processus physiopathologique de la maladie d’Alzheimer mais ils ne sont pas des déterminants génétiques de la pathologie.

1er Novembre 2007 – 31 Octobre 2008

39 625€

Dr. Thierry Pillot

Institut National Polytechnique de Lorraine, Lipidomix – Nancy

Validation fonctionnelle d’une stratégie thérapeutique pour la maladie d’Alzheimer

Résumé du Projet de Recherche :
Notre objectif est d’étudier l’intérêt fonctionnel de l’administration en continu de peptides neuroprotecteurs in vivo, afin de prévenir les dommages des neurones (dûs aux oligomères d’Aβ solubles) ainsi que les déficits comportementaux et cognitifs présents dans les modèles expérimentaux de la maladie d’Alzheimer.

Pour garantir une administration à long terme ainsi que des concentrations locales élevées de peptides neuroprotecteurs, en particulier dans les structures cérébrales comme l’hippocampe, nous avons choisi de développer des cellules exprimant et sécrétant l’agent thérapeutique, suivi de son encapsulation dans des billes d’alginate et son implantation sélective dans le cerveau.

La sécrétion in situ de ces facteurs à partir de cellules incorporant l’alginate doit assurer une protection contre la toxicité de l’Aβ vis à vis des neurones voisins et, éventuellement, vis-à-vis de structures plus éloignées dans le cerveau.

Résumé du Rapport intermédiaire :
Nos premiers résultats montrent clairement que l’implantation des cellules contenant les billes d’alginate et sécrétant le peptide neuroprotecteur (par exemple, le facteur neurotrophique ciliaire humain) offre une protection contre la déficience cognitive, et provoque dans l’hippocampe la diminution des marqueurs synaptiques induits par les oligomères toxiques d’Aβ.

Résumé du Rapport final :
Le soutien de LECMA à notre projet nous a permis de faire la preuve du concept d’une nouvelle approche thérapeutique pour la maladie d’Alzheimer. En effet, nous avons clairement démontré à travers une étude pré-clinique que la technologie d’encapsulation cellulaire et l’implantation dans le cerveau de micro-réacteurs produisant des facteurs neuroprotecteurs (le CNTF par exemple) permet de lutter contre les atteintes cognitives et tissulaires dans deux modèles expérimentaux de la maladie d’Alzheimer. Nos résultats très encourageant nous permettent d’envisager de poursuivre dans cette voie et de continuer le développement de ce projet en optimisant nos concepts et leurs applications.

1e novembre 2007 – 31 octobre 2008

40 000€

Prof. Dr. Charles Duyckaerts

Hôpital de La Salpêtrière – Laboratoire de Neuropathologie Escourolle – Paris

Etude des lipides associés à la protéine Aβ et aux plaques amyloïdes

Résumé du Projet de Recherche :
La sécrétion physiologique du peptide Aβ soulève une difficulté: enchâssé dans la membrane cellulaire pour un tiers de sa séquence, il ne peut la quitter sans l’aide de partenaires capables de se fixer à sa partie hydrophobe. Il précipiterait sans délai, et ne pourrait pas faire l’objet d’une clairance physiologique. Le peptide Aβ, injecté seul, n’induit pas la formation des lésions. En revanche, la surproduction endogène de peptide Aβ, chez la souris transgénique, cause une cascade d’événements responsables de l’apparition des lésions. Le peptide Aβ produit in vivo semble donc associé à une ou plusieurs molécules nécessaires au développement de la pathologie. Celles-ci sont mal connues. Nous avons testé l’hypothèse selon laquelle la sécrétion et le transport du peptide Aβ fait appel à une interaction avec le cholestérol et son transporteur, l’apolipoprotéine E.

Résumé du Rapport intermédiaire :
Nous avons pu montrer qu’en effet le cholestérol s’accumulait dans les plaques séniles et que le peptide Aβ, secrété par des cellules en culture, était associé aux lipoprotéines. Cette recherche doit être poursuivie par l’analyse plus précise des molécules qui interagissent avec le peptide Aβ (ses « partenaires ») et qui pourraient être elles-mêmes toxiques.

Résumé du Rapport final :
Afin d’identifier les potentiels partenaires moléculaires du peptide Aβ, nous allons procéder à l’analyse lipidique des plaques séniles. Selon l’hypothèse que nous proposons, les plaques séniles, du fait d’un défaut dans le trafic et/ou la sécrétion du peptide Aβ, accumulent des lipides. Nous allons donc comparé, sans a priori, les lipides de la plaque sénile et celui du tissu adjacent, exempt de tout dépôt d’Aβ. Les extraits lipidiques seront analysés par des méthodes analytiques complexes permettant d’analyser la majorité des familles lipidiques.

1er Novembre 2007 – 31 Octobre 2009

80 000€